Le chaînage horizontal lie le prix d'une référence à celui d'autres références équivalentes au sein de la même catégorie. C'est typiquement le cas entre des produits substituables : deux marques différentes de yaourts nature, deux modèles de perforateurs avec des caractéristiques proches, deux variantes de couleurs d'un même article textile. L'objectif est de maintenir une cohérence d'écart entre ces références pour éviter les sauts de prix qui dérouteraient le consommateur ou créeraient des effets de cannibalisation non maîtrisés.
Une enseigne alimentaire vend trois marques de pâtes : la marque leader à 1,89 €, sa MDD nationale à 1,29 € et son MDD entrée de gamme à 0,89 €. Le chaînage horizontal pose une règle : MDD nationale = leader × 0,68 et MDD entrée de gamme = leader × 0,47. Quand le leader passe à 1,99 € suite à une hausse de coût matière, la MDD nationale passe automatiquement à 1,35 € et l'entrée de gamme à 0,94 €. Les écarts perçus restent stables et la lisibilité de l'échelle est préservée.
Le chaînage horizontal s'appuie sur trois éléments : un référentiel produit qui regroupe les références substituables (matching produit), une règle d'écart (ratio ou écart absolu), et un moteur de pricing qui applique la règle à chaque mise à jour. La règle peut être plus subtile qu'un simple ratio fixe : par exemple, conserver un écart minimum de 0,30 € entre MDD et marque nationale, avec un plafond à 0,80 €. Les outils analytics combinent règles horizontales, contraintes de marge plancher et règles concurrentielles externes pour produire le prix final.
Quel écart maintenir entre MDD et marque nationale ?
Historiquement entre -25 % et -40 % en alimentaire, avec une tendance à la réduction depuis 2022 du fait de l'inflation et de la valorisation de la MDD. Les écarts dépassent rarement -45 % sans dégrader l'image de la MDD.
Le chaînage horizontal s'applique-t-il à toutes les catégories ?
Il fonctionne bien pour les produits standardisés (alimentaire, hygiène, ménagers). Il est plus délicat sur les produits différenciés par la marque ou l'expérience (mode, luxe, technologie haut de gamme).
Que faire si la concurrence casse l'écart ?
Deux options : laisser l'écart se modifier temporairement et observer l'impact volume, ou ajuster la règle de chaînage pour suivre le nouveau standard de marché. La décision dépend de l'élasticité des références concernées.
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Pour aller à l'essentiel : l'industrialisation du pricing via des alertes automatisées et des workflows structurés constitue le seul rempart efficace contre l'érosion des marges en phase de croissance. Cette méthode sécurise la rentabilité en détectant les anomalies en temps réel tout en accélérant les décisions stratégiques, transformant ainsi le pilotage tarifaire en véritable avantage compétitif.

Le pricing stratégique fixe le positionnement long terme pour maximiser la rentabilité et l'image-prix, contrairement aux ajustements quotidiens opérationnels. Ce cadre structure l'architecture des gammes et la gouvernance pour éviter les décisions au feeling. En retail, 62 % des acheteurs privilégient le prix, rendant cette boussole indispensable pour protéger les marges face à la concurrence.

Une stratégie pricing efficace repose sur une segmentation rigoureuse entre produits d'image (KVI) et leviers de marge pour maximiser la rentabilité. En équilibrant valeur perçue et données concurrentielles, ce pilotage permet d'augmenter l'EBITDA jusqu'à 15 %. Une gouvernance claire et des règles automatisées sécurisent l'exécution face aux fluctuations du marché.