L'effet Veblen (ou biens de Veblen) désigne les produits pour lesquels une hausse de prix s'accompagne d'une hausse de la demande, à l'inverse du comportement attendu pour la majorité des biens. Le concept doit son nom à l'économiste américain Thorstein Veblen, qui a théorisé la « consommation ostentatoire » dans son ouvrage Théorie de la classe de loisir (1899) : pour certains produits de luxe ou de statut, le prix élevé n'est pas seulement un coût à supporter, il est lui-même une composante de la valeur perçue — signe d'exclusivité, de rareté ou de réussite sociale.
Une maroquinerie de luxe constate qu'une baisse de prix de 15 % sur un sac emblématique, testée sur un marché pilote, entraîne une baisse des ventes de 9 % plutôt que la hausse attendue
Les clients historiques perçoivent la baisse comme une dévalorisation de la marque, et le volume de nouveaux clients attirés par le prix plus bas ne compense pas ce recul
La marque revient au prix initial le trimestre suivant et observe un retour progressif de la demande.
L'effet Veblen se repère en observant la relation entre variations de prix et de volume sur des références premium ou de marque forte : si une hausse de prix historique s'est accompagnée d'une stabilité ou d'une hausse de la demande, la référence présente probablement un comportement de type Veblen. Il concerne une minorité de références dans un assortiment retail — la plupart des produits restent soumis à une élasticité négative classique.
Les deux présentent une élasticité-prix positive, mais pour des raisons opposées : le bien de Veblen attire par le statut que confère son prix élevé, tandis que le bien de Giffen est un bien de première nécessité dont la hausse de prix, dans un contexte de contrainte budgétaire forte, pousse à en consommer davantage faute d'alternative.
Non. Beaucoup de produits premium restent soumis à une élasticité-prix classique ; seule une partie limitée de références à forte charge symbolique présente un véritable comportement de type Veblen.
En évitant les baisses de prix et promotions systématiques sur ces références, et en pilotant leur prix comme un levier de positionnement de marque plutôt que comme un levier de volume à court terme.

Une stratégie pricing efficace repose sur une segmentation rigoureuse entre produits d'image (KVI) et leviers de marge pour maximiser la rentabilité. En équilibrant valeur perçue et données concurrentielles, ce pilotage permet d'augmenter l'EBITDA jusqu'à 15 %. Cette stratégie se traduit ensuite en une politique de prix concrète, appliquée au quotidien. Une gouvernance claire et des règles automatisées sécurisent l'exécution face aux fluctuations du marché.

Une stratégie de prix efficace repose sur une segmentation rigoureuse entre produits d'image (KVI) et générateurs de marge. Pour protéger la rentabilité, il faut sortir de l'alignement concurrentiel aveugle en instaurant une gouvernance stricte et des corridors de prix. Un pilotage basé sur des données nettoyées permet de redresser l'image-prix et les marges en seulement 30 jours.

Garder un prix élevé protège la marge unitaire mais ralentit l'écoulement ; démarquer vite accélère l'écoulement mais détruit de la marge. Le bon arbitrage se calcule, il ne se devine pas.
Le coût annuel complet de détention d'un stock — capital, entreposage, obsolescence — représente en moyenne 20 à 30 % de sa valeur.