L'élasticité croisée mesure la sensibilité de la demande d'un produit A à une variation du prix d'un produit B. Elle traduit les liens économiques entre produits : substituts (Coca / Pepsi), compléments (imprimante / cartouche), ou indépendants.
C'est un concept essentiel pour piloter un assortiment de manière cohérente et éviter de prendre des décisions de prix qui se compensent négativement à l'échelle de la catégorie.
Un supermarché baisse le prix d'une marque de bière de 1,99 € à 1,69 € (-15 %). Les ventes de cette bière progressent de 35 %. Mais les ventes de deux marques concurrentes du même rayon chutent respectivement de 12 % et 18 %.
L'élasticité croisée est positive (produits substituts). À l'échelle de la catégorie, le chiffre d'affaires bière n'augmente que de 3 % alors que la marge unitaire moyenne baisse de 8 %. La promotion détruit donc de la marge totale.
L'effet halo est un levier puissant pour influencer la perception des prix sans modifier l'ensemble de l'assortiment. En pratique, les distributeurs identifient les produits les plus visibles auprès des consommateurs (KVI, produits d'appel, meilleures ventes ou références fortement comparées) et concentrent leurs efforts sur ces articles.
En ajustant le prix de quelques produits stratégiques, une enseigne peut améliorer son image prix globale tout en préservant ses marges sur les autres références.
Par exemple, un supermarché qui baisse le prix du lait, des pâtes et du café — trois produits régulièrement achetés et facilement comparables — peut être perçu comme moins cher dans son ensemble, même si les prix de centaines d'autres produits restent inchangés.
L'essentiel à retenir : l’élasticité-prix mesure la sensibilité des clients aux variations tarifaires afin d'optimiser la rentabilité. Identifier les produits inélastiques permet d'ajuster les marges sans sacrifier les volumes, tandis que protéger les articles clés sécurise l'image-prix.
Un score supérieur à 1 révèle une demande très réactive, où toute hausse de prix risque d'effondrer les ventes.
L'essentiel à retenir : l'IA et pricing surpasse les limites d'Excel en intégrant des variables complexes comme les stocks et la concurrence pour modéliser une élasticité-prix précise.
Ce pilotage robuste sécurise les marges et les volumes tout en restant explicable pour les managers. Fait marquant : une élasticité dépassant 3,5 révèle souvent une anomalie de données plutôt qu'un comportement client réel.
Une tarification dynamique efficace repose sur une cohérence pricing stratégique globale plutôt que sur une parité stricte entre les canaux. En centralisant les données via l'IA, les retailers sécurisent la confiance client tout en optimisant leur rentabilité.
Ce pilotage précis permet d'augmenter les bénéfices de 25 % en moyenne, répondant ainsi à l'exigence de 79% des consommateurs pour des tarifs harmonisés.