La marque de distributeur, ou MDD, désigne les produits commercialisés sous une marque appartenant à l'enseigne de distribution, par opposition aux marques nationales fabriquées et marketées par des industriels indépendants
La MDD couvre une gamme étendue : entrée de gamme prix bas, cœur de gamme positionné comme alternative aux marques nationales, MDD premium aux ambitions qualitatives, MDD thématiques (sans gluten, végan)
En 2024, la MDD représente environ 35 % des ventes alimentaires en France.
Chocolats — MDD premium vs marque leader nationale
de marge unitaire pour la MDD (3,10 € vs 2,70 €) — elle capte 22 % du volume en 18 mois sans détrôner le leader (38 % du marché).
Une enseigne alimentaire lance une MDD premium de chocolats à 4,90 € la tablette, contre 6,90 € pour le leader national équivalent
Le coût de revient de la MDD est de 1,80 €, contre un coût d'achat estimé du leader à 4,20 €
La marge unitaire passe de 2,70 € pour le leader à 3,10 € pour la MDD, soit 15 % de plus
Sur 18 mois, la MDD capte 22 % du volume de la catégorie sans cannibaliser totalement le leader (qui conserve 38 % du marché grâce à sa notoriété).
Construire une stratégie MDD efficace en pricing demande de positionner clairement la MDD par rapport aux marques nationales (écart de prix cible, niveau de qualité affiché), de définir une architecture de gamme (combien de niveaux MDD : entrée, cœur, premium), et de monitorer en continu la position concurrentielle aussi bien vs les marques nationales que vs les MDD des enseignes concurrentes
Les outils analytics chaînent horizontalement la MDD au prix des marques nationales équivalentes
Notre article dédié détaille comment piloter des règles de pricing différenciées entre MDD et marques nationales, plutôt qu'une cible de marge unique par catégorie.
Pour un éclairage complémentaire, consultez notre article consacré à calculer l'élasticité prix avec la data.
Comparer les prix d’une MDD nécessite une approche différente du matching classique par EAN : chaque enseigne a son propre code-barres pour sa propre marque, il n’existe pas d’EAN partagé entre la MDD de l’enseigne A et celle de l’enseigne B, même sur un produit quasi identique.
Le matching doit alors s’appuyer sur les attributs produit (poids, format, composition) et parfois sur l’image, plutôt que sur le code-barres. C’est le même enjeu que pour tout matching produit sans EAN commun.
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Planifions un échangeDécouvrir Élaboration de stratégie prixLa marque de distributeur, ou MDD, désigne les produits commercialisés sous une marque appartenant à l'enseigne de distribution, par opposition aux marques nationales fabriquées et marketees par des industriels indépendants. La MDD couvre une gamme étendue : entrée de gamme prix bas, cœur de gamme positionné comme alternative aux marques nationales, MDD premium aux ambitions qualitatives, MDD thématiques (sans gluten, végan).
Variable selon les enseignes
En alimentaire en France : entre 25 % (Carrefour traditionnel) et 95 % (Lidl)
Le bon niveau dépend du positionnement de l'enseigne et de l'identité que la MDD doit véhiculer.
Aucune en français courant, les deux termes sont synonymes
On parle parfois de marque propre quand la marque ne reprend pas le nom de l'enseigne (ex : Reflets de France pour Carrefour) et de MDD quand elle le reprend (ex : Carrefour Bio).
Selon l'écart cible défini, on peut soit ajuster la MDD à la baisse pour conserver l'écart, soit laisser l'écart se réduire pour préserver la marge MDD. La décision dépend de l'élasticité de la MDD et de la stratégie d'enseigne.
La méthode consiste à calculer l'élasticité prix avec la data en croisant l'historique des ventes et les variations tarifaires observées sur une période stable, sans effet promo parasite.

MDD et marques nationales répondent à des structures de coûts et des rôles différents dans le rayon. Les MDD représentent 45,5 % des volumes en France en 2025 (35,6 % en valeur, NielsenIQ), mais les marques nationales reprennent de la vigueur en 2026 (+1,9 % en unités vs +1,8 % MDD). Piloter les deux avec les mêmes seuils de marge fausse la lecture de rentabilité ; l'élasticité croisée entre les deux mérite d'être mesurée, pas supposée.

Une stratégie pricing efficace repose sur une segmentation rigoureuse entre produits d'image (KVI) et leviers de marge pour maximiser la rentabilité. En équilibrant valeur perçue et données concurrentielles, ce pilotage permet d'augmenter l'EBITDA jusqu'à 15 %. Cette stratégie se traduit ensuite en une politique de prix concrète, appliquée au quotidien. Une gouvernance claire et des règles automatisées sécurisent l'exécution face aux fluctuations du marché. Bâtir et outiller cette stratégie de bout en bout, c'est l'objet du module Élaboration de Stratégie Prix de BOOPER.

Le pricing stratégique fixe le cadre de rentabilité et l'image de marque à long terme, tandis que le pricing tactique exécute cette vision par des actions agiles de court terme. Cet alignement protège vos marges tout en permettant de réagir aux stocks et à la concurrence. Un objectif de croissance de 15 % illustre parfaitement cette synergie. Poser ce cadre stratégique avant de l'exécuter tactiquement, c'est l'objet du module Élaboration de Stratégie Prix de BOOPER.