Le prix barré désigne un prix de référence affiché de façon biffée, à côté du nouveau prix pratiqué, pour matérialiser visuellement l'ampleur d'une remise ou d'une promotion. Depuis le 28 mai 2022, la directive européenne Omnibus (transposée en droit français) encadre strictement cet usage : le prix de référence affiché doit être le prix le plus bas pratiqué par le vendeur au cours des 30 jours précédant la réduction — une règle qui vise à empêcher les fausses promotions construites sur un prix barré artificiellement gonflé juste avant l'opération.
Un article est vendu 40 € pendant 45 jours, puis son prix descend à 32 € pendant 10 jours, avant de remonter transitoirement à 42 € pendant 5 jours juste avant le lancement d'une promotion affichée « -30 %, prix barré 42 €, prix promo 29,40 € »
Cette pratique est non conforme : le prix de référence légal doit être le prix le plus bas des 30 derniers jours, soit 32 €, ce qui ramène la remise réelle à environ 8 %, très loin des -30 % affichés.
La conformité impose de tracer l'historique de prix de chaque référence sur une fenêtre glissante de 30 jours et de calculer automatiquement le prix de référence légal avant toute opération promotionnelle. Les outils de pricing analytics intègrent cette règle nativement pour éviter tout écart entre le prix barré communiqué et l'historique réel, sur l'ensemble des canaux de vente.
Depuis mai 2022, le prix de référence affiché en barré doit être le prix le plus bas pratiqué au cours des 30 jours précédant la réduction, et non un prix antérieur choisi librement par le vendeur.
Non, une enseigne peut annoncer une promotion sans afficher de prix barré (par exemple en indiquant seulement le nouveau prix ou un pourcentage de réduction) ; mais si le prix barré est utilisé, la règle des 30 jours s'applique.
Oui, la directive Omnibus s'applique également aux périodes de soldes : le prix de référence barré doit respecter la même règle du prix le plus bas des 30 jours précédents.

La gestion des promotions dans le retail doit s'appuyer sur une analyse rigoureuse de la donnée pour garantir sa rentabilité. En maîtrisant l'uplift et la cannibalisation, l'enseigne transforme un levier risqué en un outil de croissance saine. Un pilotage précis est vital, car six promotions sur dix s'avèrent aujourd'hui non rentables.

Le markdown est une décote structurelle et non réversible, à ne pas confondre avec la promotion. Mal maîtrisé, il détruit de la marge par excès de prudence ou par excès de décote.
Les démarques coûtent aux retailers américains environ 300 milliards de dollars par an, soit près de 12 % du chiffre d'affaires du secteur.

Garder un prix élevé protège la marge unitaire mais ralentit l'écoulement ; démarquer vite accélère l'écoulement mais détruit de la marge. Le bon arbitrage se calcule, il ne se devine pas.
Le coût annuel complet de détention d'un stock — capital, entreposage, obsolescence — représente en moyenne 20 à 30 % de sa valeur.