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Vos écarts de prix entre segments sont-ils maîtrisés ?
Planifions un échangeDécouvrir notre conseil en stratégie de prixLa discrimination tarifaire, ou discrimination par les prix, consiste à vendre un même produit à des prix différents selon les clients, les quantités achetées ou le contexte d'achat, pour capter une plus grande part de ce que chaque client est prêt à payer. Malgré son nom, elle est le plus souvent légale : tarifs étudiants, prix par zone, tarifs dégressifs en sont des formes courantes.
L'essentiel en 6 questions
Un même produit vendu à des prix différents.
Direction pricing, marketing, direction commerciale.
Quand les clients ont des sensibilités au prix différentes et identifiables.
Par segment de clients, zone, canal ou moment.
Capter plus de valeur sans perdre les clients sensibles au prix.
Par la quantité, la version, le groupe de clients ou la zone.
La théorie économique distingue trois formes, de la plus personnalisée à la plus collective.
| Degré | Principe | Exemple |
|---|---|---|
| 1er degré | Un prix par client, au plus près de ce qu'il est prêt à payer | Négociation individuelle, prix personnalisé |
| 2e degré | Le prix varie selon la quantité ou la version choisie par le client | Tarif dégressif, format familial, gamme premium |
| 3e degré | Le prix varie selon le groupe ou la zone du client | Tarif étudiant, prix différents par magasin |
En retail, les formes les plus courantes sont le 2e degré, avec le tarif dégressif et les formats, et le 3e degré, avec les prix par zone de chalandise, voir le géopricing.
Une même logique, appliquée à des leviers différents.
La segmentation tarifaire est la mise en œuvre commerciale de la discrimination par les prix.
Parler de discrimination tarifaire, c'est décrire le principe économique ; parler de segmentation tarifaire, c'est décrire la façon de l'appliquer : définir des segments, des versions ou des niveaux de prix qui ne se cannibalisent pas. Pour la mise en œuvre, voir la segmentation tarifaire et, pour les prix qui évoluent dans le temps, la tarification dynamique.
Des segments poreux, une logique invisible ou des critères interdits.
Les réponses courtes aux questions les plus posées sur la discrimination tarifaire.
La discrimination tarifaire, ou discrimination par les prix, consiste à vendre un même produit à des prix différents selon les clients, les quantités achetées ou le contexte d'achat, sans que la différence de prix reflète une différence de coût. L'objectif est de capter une plus grande part de ce que chaque client est prêt à payer : faire payer davantage ceux qui valorisent le plus le produit, tout en conservant les clients plus sensibles au prix. Malgré son nom, elle est le plus souvent légale : tarifs étudiants, prix par zone et tarifs dégressifs en sont des formes courantes.
Les trois degrés de discrimination tarifaire, décrits par l'économiste Arthur Pigou, vont du plus personnalisé au plus collectif. Au premier degré, chaque client paie un prix proche de ce qu'il est prêt à payer, comme dans une négociation individuelle. Au deuxième degré, le prix dépend de la quantité ou de la version que le client choisit lui-même : tarif dégressif, grand format, gamme premium. Au troisième degré, le prix dépend du groupe auquel appartient le client ou de sa zone : tarif étudiant, prix différents d'un magasin à l'autre.
Oui, la discrimination tarifaire est légale dans la plupart de ses formes : tarifs selon la quantité, le format, le moment d'achat, la zone géographique ou le statut du client, comme les tarifs étudiants ou seniors. Elle devient illégale quand le prix varie selon un critère discriminatoire au sens du Code pénal, comme l'origine, le sexe ou la religion, ou quand elle trompe le consommateur sur le prix réellement pratiqué. Entre professionnels, elle s'inscrit dans le cadre du droit de la concurrence, qui sanctionne notamment les abus de position dominante.
Les exemples de discrimination tarifaire sont nombreux au quotidien. Les billets de train ou d'avion dont le prix varie selon la date de réservation. Les tarifs étudiants au cinéma ou dans les transports. Le prix au kilo plus bas sur un grand format que sur un petit. Les prix différents d'un magasin à l'autre d'une même enseigne, selon la concurrence locale. Les prix réservés aux porteurs de carte de fidélité. Dans chaque cas, le même produit, ou presque, est vendu à des prix différents à des clients qui n'ont pas la même sensibilité au prix.
La discrimination tarifaire et la segmentation tarifaire décrivent la même idée à deux niveaux. La discrimination tarifaire est le principe économique : faire payer des prix différents à des clients dont la disposition à payer diffère. La segmentation tarifaire est sa mise en œuvre commerciale : définir des segments de clients, des versions ou des niveaux de prix, et les séparer suffisamment pour qu'ils ne se cannibalisent pas. Le terme « segmentation » est plus utilisé en entreprise, car il évite la connotation négative du mot « discrimination ». Voir la segmentation tarifaire.
La discrimination tarifaire présente trois risques. Le premier est la porosité des segments : si les clients prêts à payer plus accèdent facilement au prix bas, la marge baisse sans gain de volume. Le deuxième est la perte de confiance : des écarts de prix découverts par les clients, sans logique compréhensible, peuvent être perçus comme injustes et abîmer l'image-prix. Le troisième est juridique : un prix qui varie selon un critère interdit expose à des sanctions. D'où l'intérêt de règles claires, expliquables et documentées pour chaque écart de prix.
À retenir
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Parlons de votre segmentation →Découvrir notre conseil en stratégie de prixSegmenter une offre en plusieurs paliers de prix permet d'adresser différents profils clients sans les mettre en concurrence, à condition que chaque palier corresponde à un écart de valeur perçue réel, pas seulement à un écart de prix. Mal exécutée, la segmentation cannibalise le prix d'entrée et dilue la marge plutôt que d'élargir le marché.
Un prix unique national a une vertu : la simplicité. Il a aussi un coût rarement chiffré : selon l'UFC-Que Choisir, l'écart peut atteindre 107 € sur un même panier entre deux magasins d'une même enseigne, et 40 % à l'échelle nationale.
Un prix catalogue unique traite comme équivalents des clients, canaux et marques qui ne le sont pas. Selon McKinsey, jusqu'à 16,3 % du prix catalogue peut être perdu en remises non pilotées. Bain & Company mesure 415 points de base de marge gagnée grâce à une segmentation mieux pilotée.