Markdown and clearance: clear out inventory
Fabrice Decroo
Consulting Director
August 17, 2026
Markdown is a structural, irreversible discount, not to be confused with a promotion. If poorly managed, it destroys margin through excessive caution or excessive discounting.
Markdowns cost U.S. retailers approximately $300 billion annually, representing nearly 12% of the sector's revenue.
Un stock qui vieillit ne coûte pas que de la place en entrepôt: il coûte de la marge, chaque semaine qu'il reste invendu. Le markdown (la démarque progressive et non réversible d'un produit en fin de vie) est la discipline qui répond à cette urgence. Mal maîtrisée, elle brade trop tôt ou trop tard. Ce guide pose le cadre complet.

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Markdown: A Profession in Its Own Right
In everyday language, markdowns are often confused with sales; both result in a lower price. Yet the logic behind them is opposite.
- La promotion est un levier marketing temporaire et réversible: elle vise à générer du trafic ou de l'uplift sur un produit qui reviendra ensuite à son prix normal.
- Le markdown est une décote structurelle et non réversible: il répond à un stock qui doit s'écouler avant une date butoir (fin de saison, fin de collection, péremption) et le prix ne remonte jamais.
Confondre les deux mène à deux erreurs symétriques: traiter un markdown comme une promotion ponctuelle (et donc le sous-doser, en laissant le stock s'accumuler), ou traiter une promotion comme un markdown (et casser durablement l'image-prix d'un produit qui n'avait pas besoin d'être bradé).
Why does poor management cost so much?
Markdowns are not just a minor end-of-season issue; they are one of the biggest sources of margin loss in the retail industry. According to a Retail Dive analysis of the U.S. market, markdowns cost retailers approximately $300 billion in revenue in a single year—nearly 12% of the sector’s total revenue.
de revenus perdus par les retailers américains en un an à cause des démarques, soit environ 12 % du chiffre d'affaires total du secteur, plus de la moitié de ces démarques imprévues étant attribuées à des erreurs de pilotage du stock (Retail Dive).
Ce chiffre ne mesure que la partie visible: le prix affiché en moins. Il ne compte pas le coût de stockage du produit pendant qu'il attend sa démarque, ni le coût d'opportunité de l'espace de vente ou d'entrepôt qu'il continue d'occuper.
Le vrai risque: brader trop, ou pas assez
L'erreur la plus commentée est de brader trop détruire de la marge sur un produit qui aurait pu se vendre à prix plus élevé. Mais l'erreur inverse, moins visible, est tout aussi coûteuse: attendre trop longtemps pour démarquer, et se retrouver avec un stock invendable qui finit détruit, donné ou liquidé à perte totale.
According to the State of Fashion study by McKinsey & Company (BoF-McKinsey), 30 to 40 percent of the clothing produced is sold at a discount or marked down—or never sold at all—representing an estimated loss of between 70 and 140 billion dollars worldwide.
de l'habillement produit dans le monde est vendu en démarque, ou jamais vendu, une perte de valeur estimée entre 70 et 140 milliards de dollars par an (McKinsey & Company, State of Fashion).
Le secteur textile est le plus documenté sur ce sujet, mais la mécanique s'applique à toute catégorie à durée de vie limitée: électronique en fin de génération, produits saisonniers, denrées à date de péremption courte.
The Five Key Elements of a Well-Managed Markdown Policy
Une politique de markdown mature ne se résume pas à « baisser le prix quand ça ne se vend pas ». Elle s'appuie sur cinq leviers:
- Le taux d'écoulement: mesurer à quelle vitesse le stock se vend réellement, catégorie par catégorie, voir notre article sur l'arbitrage entre marge et taux d'écoulement.
- Le calendrier et la profondeur de la démarque: décider quand démarquer, et de combien, sans improviser, voir notre article sur construire une grille de décote.
- Les fins de collection et les stocks dormants: détecter les références qui ne bougent plus avant qu'elles ne deviennent un problème, voir notre article sur traiter l'invendu avant qu'il ne coûte cher.
- La prévision du stock résiduel et la saisonnalité: anticiper combien il restera à écouler en fin de saison, voir notre article sur prévoir le stock résiduel.
- La gouvernance: poser des règles claires pour que la démarque reste un processus piloté, pas une réaction de panique en fin de saison.
How it works, simply put
Monitor the flow rate continuously
Compare, item by item, the actual sales rate with the rate needed to sell through inventory by the deadline.
Detect the discrepancy early
Identify shipments that are behind schedule several weeks before the end of the season.
Simulate the required depth
Calculate the minimum discount that will allow the remaining inventory to be sold off in the time remaining, without selling at a greater discount than necessary.
Follow a schedule, not your instincts
Apply predefined markdown tiers (for example, -20%, then -40%, then -60%) at predetermined milestones.
Measure and Adjust
Compare the actual results with the projected trajectory, and adjust the schedule for the following season accordingly.
What Booper Brings to the Table
Le module GENIUS Markdown de la plateforme Booper couvre le pilotage du déstockage aux côtés du pricing courant, dans la même logique que les autres modules GENIUS: combiner IA et règles métier plutôt que remplacer le jugement humain par une automatisation aveugle.
The goal is not to have a tool that decides on price reductions on its own, but rather a tool that provides early warnings, quantifies the impact of a price reduction scenario before implementing it, and allows a category manager to approve it.
Before the end of the season, three questions to ask yourself
- Do I know, reference by reference, how my actual flow rate compares to the target?
- Do I have a set markdown schedule, or do I decide at the last minute?
- Can I calculate the impact of a price reduction before applying it, or do I find out afterward?
FAQ
The questions we are most frequently asked before getting started.
La promotion est un levier marketing temporaire et réversible: elle vise à générer du trafic ou de l'uplift sur un produit qui reviendra ensuite à son prix normal. Le markdown, lui, est une décote structurelle et non réversible, appliquée à un stock qui doit s'écouler avant une date butoir, fin de saison, fin de collection, péremption. Nous détaillons ce levier marketing dans notre article sur les 7 stratégies de promotional pricing en retail.
Confondre les deux mène à deux erreurs symétriques que cet article identifie précisément: traiter un markdown comme une simple promotion ponctuelle, et donc le sous-doser en laissant le stock s'accumuler, ou à l'inverse traiter une promotion comme un markdown et casser durablement l'image-prix d'un produit qui n'avait pas besoin d'être bradé.
Le prix ne remonte jamais après un markdown, contrairement à une promotion, c'est cette irréversibilité qui impose une gouvernance différente: calendrier de démarque préétabli, paliers de décote définis à l'avance, plutôt qu'une décision ponctuelle comme pour une opération promotionnelle.
Pour une équipe pricing, le bon réflexe est de ne jamais piloter les deux avec les mêmes règles ni les mêmes indicateurs: le succès d'une promotion se mesure en uplift, celui d'un markdown se mesure en taux d'écoulement du stock résiduel.
Non. La mécanique du markdown s'applique à toute catégorie à durée de vie limitée: produits saisonniers, électronique en fin de génération, denrées à date de péremption courte, pas seulement la mode et le textile.
Le textile reste néanmoins le secteur le plus documenté sur le sujet: selon l'étude State of Fashion de McKinsey & Company, 30 à 40 % de l'habillement produit est vendu en promotion ou en démarque, voire jamais vendu du tout, pour une perte estimée entre 70 et 140 milliards de dollars à l'échelle mondiale. Nous détaillons ce sujet précis dans notre article sur les fins de collection et stocks dormants invendus.
Le principe reste identique quel que soit le secteur: dès qu'un produit a une fenêtre de vente limitée dans le temps, un stock résiduel non écoulé avant cette fenêtre perd de la valeur de façon irréversible, ce qui justifie une politique de démarque structurée plutôt qu'une réaction de dernière minute.
For a general merchandise retailer, this means that a markdown policy should be developed on a category-by-category basis, taking into account the specific shelf life of each category, rather than applied uniformly across the entire product assortment.
The key indicator is the actual sell-through rate compared to the trajectory needed to sell all inventory by the deadline, tracked by SKU rather than at the overall category level. We discuss this trade-off in detail in our article on margin versus sell-through rate.
La méthode décrite dans cet article suit un enchâînement précis: suivre ce taux en continu, détecter l'écart plusieurs semaines avant la fin de saison, simuler la profondeur de décote minimale nécessaire pour écouler le stock résiduel, puis exécuter selon un calendrier prédéfini (par exemple -20 %, puis -40 %, puis -60 %) plutôt qu'à l'instinct.
Détecter l'écart tôt est la clé: un retard identifié plusieurs semaines à l'avance laisse le temps d'ajuster la profondeur de démarque nécessaire, alors qu'un retard découvert en fin de saison impose une décote plus violente pour rattraper le temps perdu.
Cette discipline se termine par une boucle d'apprentissage: comparer le résultat réel à la trajectoire prévue et corriger le calendrier de la saison suivante en conséquence, plutôt que de repartir à zéro chaque année.
Both are costly, but in different ways, and this article emphasizes that the most talked-about mistake isn't necessarily the most costly one. Offering a discount too early unnecessarily erodes the profit margin on a product that could have been sold at full price.
Démarquer trop tard, à l'inverse, expose à un risque plus grave: se retrouver avec un stock invendable qui finit détruit, donné ou liquidé à perte totale, un scénario moins visible dans les rapports courants mais souvent plus destructeur de valeur.
À l'échelle du secteur, le coût de la démarque mal maîtrisée est considérable: selon Retail Dive, les démarques ont coûté aux retailers américains environ 300 milliards de dollars de revenus en une seule année, soit près de 12 % du chiffre d'affaires total du secteur, plus de la moitié de ces démarques imprévues étant attribuées à des erreurs de pilotage du stock. Nous détaillons cette construction dans notre article sur le calendrier et la profondeur de démarque.
Ce chiffre ne mesure d'ailleurs que la partie visible: il ne compte ni le coût de stockage du produit en attente de démarque, ni le coût d'opportunité de l'espace de vente ou d'entrepôt qu'il continue d'occuper pendant ce temps.
Non, et c'est l'un des points centraux de cet article: le rythme et la profondeur de la démarque dépendent directement de la durée de vie commerciale propre à chaque catégorie, pas d'une règle uniforme appliquée à tout le catalogue.
A category with a very short shelf life (perishable goods, products from a one-time event) requires a faster and more aggressive markdown schedule than a category with a longer cycle, such as end-of-generation electronics. We discuss this planning in detail in our article on forecasting remaining inventory and seasonality.
C'est pour cette raison que la politique de markdown s'appuie sur cinq leviers distincts, taux d'écoulement, calendrier et profondeur, fins de collection et stocks dormants, prévision du stock résiduel, gouvernance, qui doivent chacun être calibrés catégorie par catégorie plutôt qu'appliqués de façon générique.
For an organization that manages multiple product families, this means defining markdown rules by category during the governance phase, rather than discovering midway through the season that a single schedule does not work for the entire product assortment.
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Sources: Retail Dive, « Markdowns cost retailers $300B last year », retaildive.com · McKinsey & Company, « The State of Fashion 2025 » (BoF-McKinsey), mckinsey.com · Données produit Booper (module GENIUS Markdown, cas clients d'un distributeur alimentaire national et de Barbotteau Group publiés par Booper).
Chaque rentrée, la même statistique rassure tout le monde : le panier scolaire recule ou grimpe de quelques points en moyenne. Cette année, le chiffre est réel : 14,35 % de baisse sur les fournitures. Mais un category manager qui pilote sa rentrée sur ce seul chiffre agrégé prend une décision aveugle, car dans le détail, tout ne baisse pas.
Ce guide décortique trois arbitrages pricing concrets de la période de rentrée : la granularité de la décision derrière un indice moyen, l'écart de prix entre canaux et la trajectoire de prix dans le temps, avec des données réelles 2026 et des exemples terrain (cartable, calculatrice, fournitures).
Le bio cumule des coûts d'achat plus élevés, des volumes plus faibles et une démarque supérieure sur le frais : la baisse de prix généralisée y est plus coûteuse qu'en conventionnel. L'écart moyen bio/conventionnel (≈ 75 % sur 218 catégories) varie énormément d'une catégorie à l'autre, et une baisse n'est rentable que si elle coche trois signaux à la fois : élasticité forte, notoriété, coût de revient maîtrisé.
67 % des Français préfèrent un produit local à un produit labellisé bio quand il faut choisir entre les deux promesses, et environ 4 sur 10 sont des « mixeurs » bio/conventionnel. Le prix d'un produit bio doit refléter sa valeur perçue cumulée — label, origine, producteur — pas seulement l'appartenance à la case bio.
