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Vos prix atteignent-ils vraiment vos cibles de marge ?
Planifions un échangeDécouvrir notre conseil en stratégie de prixLe target costing (méthode du coût cible, ou tarification cible) part du prix de vente que le marché accepte, en retire la marge visée et en déduit le coût maximal admissible du produit. Il inverse la logique du prix au coût de revient : le prix n'est plus une conséquence du coût, c'est le coût qui devient une contrainte. En retail, on parle aussi de target-based pricing quand l'enseigne fixe des cibles (marge, index prix, chiffre d'affaires) et laisse le calcul des prix en découler.
L'essentiel en 6 questions
Coût cible = prix de vente cible − marge cible.
Acheteurs, chefs de produit MDD, contrôle de gestion, équipes pricing.
Dès la conception ou le référencement d'un produit, avant la négociation.
Sur les marchés où le prix est dicté par la concurrence ou par un seuil psychologique.
Garantir la marge sans sortir du prix que le client est prêt à payer.
Fixer le prix cible, retirer la marge, négocier ou reformuler jusqu'au coût admissible.
Les trois termes partent d'une cible, mais ne fixent pas la même variable : le coût, le prix ou un indicateur de performance.
| Terme | Ce qui est fixé en premier | Ce qu'on en déduit |
|---|---|---|
| Target pricing (prix cible) | Le prix de vente que le marché accepte | La marge possible au coût actuel |
| Target costing (coût cible) | Le prix cible et la marge visée | Le coût maximal admissible |
| Target-based pricing | Des cibles de KPI : marge, index prix, CA | Les prix de chaque référence |
FranceTerme retient l'équivalent officiel « méthode des coûts cibles » (MCC) pour target costing.
La méthode est née dans l'industrie japonaise, notamment chez Toyota, avant de gagner la grande consommation et le retail. Elle est l'inverse du cost-based pricing, qui part du coût pour construire le prix, et le complément naturel du value-based pricing, qui sert à estimer le prix que le client est prêt à payer.
On part du prix de vente cible hors taxes, on retire la marge visée : ce qui reste est le coût d'achat ou de revient à ne pas dépasser.
| Formule | Usage |
|---|---|
| Coût cible = prix de vente cible HT × (1 − taux de marge cible) | Marge exprimée sur le prix de vente (taux de marque). |
| Écart à combler = coût actuel − coût cible | Effort à obtenir par la négociation, la reformulation ou la logistique. |
Le taux de marge utilisé ici est un taux de marque (marge rapportée au prix de vente) : le confondre avec un taux calculé sur le coût fausse le coût cible de plusieurs points. Pour les bases du calcul, voir notre guide du calcul de marge commerciale.
Pour tenir 2,49 € TTC en rayon avec 30 % de marge, le coût d'achat ne doit pas dépasser 1,65 €.
Prix de vente cible HT (2,49 € TTC, TVA à 5,5 %).
Coût d'achat admissible avec 30 % de taux de marque.
Écart à combler si le fabricant propose 1,78 €.
Chiffres fictifs, arrondis au centime, pour illustrer la méthode.
L'enseigne ne relève pas son prix pour absorber les 13 centimes : elle travaille le cahier des charges (grammage, emballage, conditionnement logistique) avec le fabricant jusqu'à atteindre le coût cible. C'est la logique quotidienne des marques de distributeur, dont le prix est positionné d'abord par rapport à la marque nationale (voir MDD et marques nationales : deux logiques de prix).
À l'échelle d'un rayon, la cible n'est plus un coût mais un indicateur : l'enseigne fixe la marge ou l'index prix visé par catégorie, et les prix en découlent.
C'est ce que nous appelons le pricing par objectifs : un moteur simule les scénarios de prix qui atteignent la cible sous contraintes (seuils psychologiques, chaînage, cohérence de gamme). Le détail de la méthode est dans notre article target-based pricing : la tarification cible en retail. Notre conseil en stratégie de prix aide à fixer ces cibles par rôle de catégorie.
Fixer un prix cible sans donnée marché, confondre les taux de marge, ou traiter la cible comme un chiffre figé.
Les réponses courtes aux questions les plus posées sur le target costing et la tarification cible.
Le target costing, ou méthode du coût cible, est une méthode de gestion qui part du prix de vente accepté par le marché, en retire la marge souhaitée et en déduit le coût maximal admissible d'un produit. Le coût devient une contrainte à respecter, et non plus le point de départ du prix.
Coût cible = prix de vente cible hors taxes × (1 − taux de marge cible). Par exemple, un produit vendu 2,36 € HT avec 30 % de taux de marque a un coût cible de 1,65 €.
Le target pricing fixe le prix de vente cible à partir du marché. Le target costing va plus loin : à partir de ce prix et de la marge visée, il fixe le coût à ne pas dépasser. Les deux s'utilisent ensemble.
C'est l'usage retail de la même logique : l'enseigne fixe des cibles par catégorie (taux de marge, index prix, chiffre d'affaires) et les prix de chaque référence sont calculés pour les atteindre, sous contraintes métier.
Non. Il est apparu dans l'industrie japonaise, notamment chez Toyota. Ce qui est plus récent, c'est son application aux prix de vente du retail à grande échelle, rendue possible par les logiciels de pricing qui simulent des milliers de scénarios.
À retenir
Vous souhaitez fixer des cibles de marge par catégorie ?
Nous vérifions avec vous quelles cibles sont atteignables sur vos rayons, et à quel prix.
Parlons de vos cibles de prix →Découvrir notre conseil en stratégie de prixLe target-based pricing (tarification cible) part d'une cible fixée par le marché ou par l'entreprise (prix de vente, taux de marge, index prix) et en déduit le reste, au lieu de partir du coût.
Sa forme historique, le target costing ou méthode du coût cible, se calcule ainsi : coût cible = prix de vente cible HT × (1 − taux de marge cible).
En retail, la méthode s'applique à deux niveaux : le référencement d'un produit (surtout en MDD) et le pilotage d'un rayon, avec des cibles de marge ou d'index prix par rôle de catégorie.
Le pricing par objectifs part du résultat visé (marge, chiffre d'affaires, compétitivité d'une catégorie) et laisse l'IA calculer les prix qui permettent de l'atteindre, au lieu d'empiler des règles produit par produit.
Le moteur simule des milliers de scénarios en intégrant contraintes métier, comportements d'achat et cannibalisation entre produits ; si l'objectif est hors d'atteinte, il identifie le meilleur compromis.
Chez les enseignes accompagnées par Booper : +1 à +3 points de marge en quelques mois et -70 à -90 % de temps de préparation des prix. Le pricing manager garde la décision finale.

MDD et marques nationales répondent à des structures de coûts et des rôles différents dans le rayon. Les MDD représentent 45,5 % des volumes en France en 2025 (35,6 % en valeur, NielsenIQ), mais les marques nationales reprennent de la vigueur en 2026 (+1,9 % en unités vs +1,8 % MDD). Piloter les deux avec les mêmes seuils de marge fausse la lecture de rentabilité ; l'élasticité croisée entre les deux mérite d'être mesurée, pas supposée.