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Vos prix de vente respectent-ils vraiment vos objectifs de marge ?
Planifions un échangeDécouvrir notre solution de pricing MPSLe calcul du prix de vente part du coût d'achat HT : prix de vente HT = coût d'achat HT ÷ (1 − taux de marque visé), ou coût d'achat HT × coefficient multiplicateur. On ajoute ensuite la TVA pour obtenir le prix TTC affiché, sans jamais descendre sous le seuil de revente à perte.
L'essentiel en 6 questions
Transformer un coût d'achat en prix affiché qui dégage la marge visée.
Équipes pricing, achats, category managers, commerçants.
À chaque référencement, hausse de coût fournisseur ou changement de stratégie.
Par référence, puis ajusté par magasin, canal ou zone.
Garantir la marge tout en restant cohérent avec le marché.
Coût d'achat HT ÷ (1 − taux de marque), puis TVA.
Selon l'objectif de marge dont on part, trois formules donnent le même résultat.
| Vous partez de | Formule du prix de vente HT |
|---|---|
| Un taux de marque visé (marge sur prix de vente) | Coût d'achat HT ÷ (1 − taux de marque) |
| Un taux de marge visé (marge sur coût d'achat) | Coût d'achat HT × (1 + taux de marge) |
| Un coefficient multiplicateur | Coût d'achat HT × coefficient |
| Le prix HT, pour obtenir le TTC | Prix de vente HT × (1 + taux de TVA) |
En retail, les objectifs se fixent le plus souvent en taux de marque : c'est donc la première formule qui sert au quotidien. Le taux de marge brute rapporté au prix de vente repose sur la même logique.
Un produit acheté 10 € HT, avec un objectif de 30 % de taux de marque et une TVA à 20 %, s'affiche 17,14 € TTC.
de prix de vente HT : 10 ÷ (1 − 0,30).
de marge unitaire, soit 30 % du prix HT (et 42,9 % du coût d'achat).
de prix TTC : 14,29 × 1,20.
Le coefficient multiplicateur correspondant est de 1,43 (14,29 ÷ 10).
Appliquer par erreur 30 % sur le coût d'achat donnerait 13 € HT : 1,29 € de marge perdue sur chaque unité vendue. C'est la confusion la plus fréquente entre taux de marque et taux de marge.
Le prix issu de la formule n'est qu'un point de départ : trois contraintes le corrigent avant l'étiquette.
À grande échelle, ces arbitrages se codent dans des règles de prix : c'est l'objet de la fixation des prix en retail.
Mauvaise base de coût, mauvais taux, ou TVA oubliée dans l'arrondi.
Les réponses courtes aux questions les plus posées sur le calcul du prix de vente.
Pour calculer un prix de vente, on part du coût d'achat HT et de la marge visée : prix de vente HT = coût d'achat HT ÷ (1 − taux de marque). Pour un produit acheté 10 € HT avec un objectif de 30 % de taux de marque, on obtient 14,29 € HT, puis 17,14 € TTC avec une TVA à 20 %. Ce prix calculé est ensuite ajusté au marché, aux seuils psychologiques et au seuil de revente à perte. Attention à la base du taux : appliquer 30 % sur le coût d'achat donnerait 13 € HT et une marge réelle inférieure à l'objectif.
La formule du prix de vente HT dépend de l'objectif de marge dont on part. À partir d'un taux de marque : prix de vente HT = coût d'achat HT ÷ (1 − taux de marque). À partir d'un taux de marge, fixé sur le coût : prix de vente HT = coût d'achat HT × (1 + taux de marge). À partir d'un coefficient multiplicateur : prix de vente HT = coût d'achat HT × coefficient. Les trois donnent le même résultat si les taux sont cohérents ; en retail, la première est la plus utilisée, car les objectifs se fixent en taux de marque.
Pour calculer un prix de vente avec un coefficient, on multiplie le coût d'achat HT par ce coefficient : un produit acheté 10 € HT avec un coefficient de 1,43 se vend 14,30 € HT. Le coefficient multiplicateur est le rapport entre prix de vente et coût d'achat ; il vaut 1 ÷ (1 − taux de marque). Un coefficient de 1,43 correspond donc à environ 30 % de taux de marque, un coefficient de 2 à 50 %. Le coefficient est pratique pour appliquer une règle uniforme à toute une gamme, mais il se pilote mieux par catégorie que sur tout le catalogue.
Pour passer d'un prix de vente HT à un prix TTC, on multiplie le prix HT par (1 + taux de TVA) : × 1,20 pour une TVA à 20 %, × 1,055 pour une TVA à 5,5 % sur la plupart des produits alimentaires, × 1,10 pour une TVA à 10 %. À l'inverse, prix HT = prix TTC ÷ (1 + taux de TVA). Exemple : 14,29 € HT donnent 17,14 € TTC à 20 %. Si l'on arrondit ensuite le prix TTC à 16,99 €, il faut recalculer la marge HT : l'arrondi fait perdre ici environ 0,13 € HT par unité.
Non, on ne peut pas vendre en dessous de son prix d'achat : la revente à perte est interdite en France, sauf exceptions encadrées par la loi, comme les soldes, les liquidations ou les produits périssables menacés d'altération. Le seuil se calcule sur le prix d'achat effectif, remises et avantages fournisseurs déduits, majoré des taxes et du transport. Pour les produits alimentaires, il est en plus relevé de 10 %, un dispositif prolongé jusqu'au 15 avril 2028 par la loi n° 2025-337. Tout calcul de prix doit donc vérifier ce plancher avant publication.
Le prix de vente est celui que fixe librement le distributeur ; le prix de vente conseillé, ou PDSF (prix de vente suggéré par le fabricant), est une simple recommandation du fournisseur. Le distributeur n'est jamais tenu de le suivre : il peut vendre plus cher ou moins cher, et un fournisseur qui imposerait un prix minimum s'exposerait à des sanctions au titre des pratiques anticoncurrentielles. Le prix conseillé reste un repère utile pour situer son positionnement. Pour le détail juridique, voir PDSF et prix de vente conseillé.
À retenir
Vous souhaitez calculer vos prix de vente sans erreur de marge ?
Booper calcule vos prix de vente à partir de vos coûts, de vos objectifs de marge et du marché, référence par référence.
Parlons de vos prix de vente →Découvrir notre solution de pricing MPSEn France, un prix de vente conseillé (PDSF) n'engage jamais juridiquement le distributeur : il reste libre de vendre plus cher ou moins cher, sans risque de sanction de la part du fournisseur. Ce que la loi interdit, c'est le prix minimum imposé, une pratique qui a coûté des centaines de millions d'euros d'amendes à plusieurs grands groupes ces dernières années.
Fixer un prix de vente repose sur trois points d'appui (coûts, demande, concurrence), mais en retail la contrainte se joue ailleurs : un plancher légal (SRP+10 sur l'alimentaire jusqu'au 15 avril 2028), jusqu'à 40 000 références dans un hypermarché et un effet de l'ordre de 8 % de profit opérationnel pour 1 % de prix. La fixation des prix devient un processus piloté, avec des règles et des garde-fous, pas un calcul isolé.
La marge, le taux de marque et le taux de marge ne mesurent pas la même chose, et les confondre fausse tous les arbitrages de prix qui en découlent. Une fois ces définitions posées avec leurs formules, la vraie question devient opérationnelle : comment garder une vision juste de sa marge quand elle évolue chaque semaine, référence par référence, plutôt que de la recalculer une fois par trimestre dans un tableur.